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mardi 17 mars 2009

I wanna be Lucky

Si ce blog a encore des lecteurs, et si ceux-ci ne le savent pas encore, je me dois de commencer ce message en vous expliquant que j'ai une certaine admiration pour Iggy Pop. Je me dois notamment de rappeler que le parrain du punk n'est pas seulement la perche blonde qui joue dans une mauvaise pub SFR, il s'agit également de celui qui a inventé le crowd surfing, le premier à porter des jeans déchirés, un ex de Nico, peut être également un ex de Bowie... et au passage l'auteur de cinq des meilleurs albums de rock. Vous comprendrez donc, que quand mon curseur a effleuré son nom sur rue89, mon index droit s'est empressé de tapoter le touchpad de mon portable.

C'est sûrement pas un scoop, mais comme je boycott Rock&Folk - jusqu'ici ma seule source d'info stable concernant l'actualité rock - je n'en avais pas entendu parlé. Il ressort de la vidéo en ligne sur rue89 qu'Iggy Pop a enregistré un nouvel album et que celui-ci sortira en mai.

Ceux qui ont eu la (mal)chance d'écouter the Weirdness et/ou Skull ring me demanderont probablement où est la bonne nouvelle. Bah la bonne nouvelle c'est que le chanteur des Stooges ne récidive pas dans les grosses guitares grasses en manque d'inspiration de ces dernières années et a opté pour un album jazzy inspiré par la possibilité d'une île de Houellebecque. (sic) Bon forcément, ça rend curieux, surtout qu'il dédie cet album aux français. Je met donc la vidéo en ligne et attend vos messages d'admiration pour le roi du proto-punk.



PS: Je vous ai dit que j'ai habité dans la rue où Iggy Pop et Bowie ont vécu dans les années 70?

vendredi 6 février 2009

BERLIN

Me voilà enfin à Berlin!

tintintintintin..... TIN! tintintintintin... TINTINTINTIN!*

Alors je suis arrivé mardi et je vais bien et je suis chez Julia pour le moment et j’ai trouvé une chambre en coloc avec une espagnole à partir de dimanche mais que pour un mois mais comme ça j’ai le temps de trouver autre chose et c’est cool parce que c’est à coté de chez Julia mais surtout c'est à Schöneberg qui est pas actuellement un quartier super-cool mais faut quand même pas oublier que c'est le quartier où Iggy Pop et David Bowie ont vécu dans les années 70 alors voilà...

*Les oreilles les plus musicales auront reconnu cet extrait de la 5e symphonie de Malher.

dimanche 25 janvier 2009

The Cure de jouvence

Un point positif de mon séjour prolongé à Annecy c’est que je me remet à fouiller dans les archives du rock et découvre certains groupes dont on connait tellement le nom qu’on prend souvent pas la peine d‘approfondir ses connaissances en la matière. En ce moment je profite des soldes à la FNAC et des disquaires d’occasion pour faire le plein de CD à bas coût: pas de coup bas à l’industrie du disque.

Têtes d’affiche de ma semaine:

The Smiths - Meet his murder
Air - My moon safari
The Cure - Promography
Joy Division - Close her
Cat Power - What would the community sink
Krafwerk - The man-machine

J’ai pas trouvé de jeu de mot à la con sur le dernier album, en même temps je suis en WE, tant pis si je bâcle le travail.

samedi 10 janvier 2009

"Out of my mind on Saturday night"

Nous voilà en 2009 et je résiste toujours à Facebook, je refuse toujours de prendre l'avion et surtout je n'ai pas encore de ipod.

Il y a eu la querelle entre héliocentrisme et géocentrisme, il y a eu la discussion entre la méthode inductive et déductive, sans oublier celle entre théisme et caféisme, mais aujourd’hui mon grand dilemme ne se porte que sur le support de ma musique.

C’est à la fin du collège que j’acquis mon premier CD. Pour ne pas vous avouer que c’était un live de Blink-182 je vous dirai qu’il s’agissait du troisième album de the Dandy Warhols. Après plus de six tours du soleil autour de la terre et des centaines d’euros de plus dans le chiffre d’affaire de la FNAC me voici embarrasser de mon trésor le plus précieux: près de 200 CD originaux.

Sur le point de commencer de réfléchir à penser à l'organisation de mon déménagement à Berlin je me retrouve plus que jamais à me demander pourquoi je trimbale des kilos de CD alors que je pourrais tout caser dans les quelques grammes d’un disque dur mp3. Paradoxalement cette question atteint son paroxysme alors que je m’intéresse de plus en plus aux vinyles. Suis-je censé préférer un support tellement pratique qu’il en perd toute trace de charme à un autre encombrant mais terriblement attachant? Si je prévoyais un mode de vie sédentaire à mes prochaines années la question serait toute tranchée en petits morceaux, mais je compte bien continuer à déménager en train d’un pays européen à un autre…

Retour en 1970: je viens de ressortir le tourne-disque parental de son armoire et j’ai pu écouter pour la première fois mon vinyle de Fun House des Stooges que j’avais acheté à Berlin il y a plus d’un an. Il semble donc que le temps de céder mes CD décédés et s’aider d’un ipod n’est pas encore venu.

"I feel alright!"

lundi 22 décembre 2008

Tumeur musicale

Il y a 2 ans au Sziget, me sentant un devoir moral malvenu vis-à-vis d’un mec pas en état de retrouver sa tente tout seul, j’avais passé mes dernières heures de festival à faire du baby-sitting plutôt qu'à enrichir ma semaine d'un spectacle de plus. Alors quand Julia a enfin retrouvé le nom du groupe de gipsy punk qui passait en cancert à Paris au Batatruc (sic), j’ai sauté sur cette chance de rattraper l’occasion manquée, et, à ma demande, ma souabe préférée m’a aimablement pris une place pour Gogol Bordello.

La fin d'année n'est pas seulement l'époque des crises de foie et gueules de bois en famille, c'est aussi la période de fin de l'exercice comptable rock de l'année 2008; le temps est donc arrivé d'effectuer l'inventaire scènique du groupe.
On retrouve au 50 boulevard Voltaire ce mardi 16 décembre:

1 violoniste éléctrique au look du Sean Connery de the Rock, le t-shirt Jimmy Hendrix en plus (purple, of course)

1 grand bassiste basané à casquette de teufeur

1 batteur pas très présent qui a l’air de s’être rappelé avant le cancert qu’il avait oublié de couper le gaz chez lui

2 filles sexy typées asiatiques qui servent un peu à tout: chorégraphies, choeurs, danses, petites percu... Elles s’éclipsent régulièrement pour changer leurs costumes exotiques.

Une dizaine de personnes aux interventions diverses et variées, mais pas toujours intéressantes.
1 accordéoniste qui fait des mimiques mais ne bouge pas beaucoup et surtout 1 chanteur-guitariste qui retient l’attention, peut être parce qu’entre deux morceaux de guitare il brandy une bouteille de vin rouge et menace de recolorer les habits des spectateurs des premiers rangs.

Notons que pour une fois il semble qu'un anglo-saxon ne renverse pas le jus de notre belle terre de France pour manifester ses désaccords politiques. On ira quand même démolir un McDo en représaille présentives.

Eugene Hütz, le guitariste en question, a une tête de membre des Pink Floyd qui s’accorde parfaitement à son t-shirt coloré auquel pend un signe de paix type âge d’or hippy. Les plus avertis comprendront les contradictions avec l’auto-collant the Ramones collé à sa guitare et l’appellation punk du groupe. Bon, il semble que le groupe ait tenté cette dialectique musicale avec les deux courants musicaux rivaux des années 70. On va pas jouer aux puristes, surtout que ce n’est pas vraiment un groupe de punk, l’appellation officielle (label rouge) c’est gipsy-punk!

En fait le cancert est efficace, surtout quand on est dans la fosse. Musicalement on retrouve un peu de tout, de nombreuses reprises, dont une du Pink Floyd justement, et même des solo de flamenco inattendus mais réussis. En ce qui me concerne je me retrouve vite à pogoter joyeusement avec des ados-punko-dreadus. Bref, je tente de me prouver que je suis encore jeune et con comme dirait un chanteur qui se fait hué par son publique. En fait c’est le genre de groupe qui me distrait en live mais que j’écouterais pas tout seul chez moi. De toute façon vu le style musical ils arrivent 5 ans trop tard pour jouer un rôle dans ma vie, c’est dommage mais je suis un homme, un vrai et j’irai pas pleurer.