Affichage des articles dont le libellé est Ronald. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ronald. Afficher tous les articles

lundi 15 décembre 2008

My generation

Comme tous les lundi vous reprenez votre travail après un week end salutaire. Magnanime de nature, je vous éviterai les longs posts rasoirs comme je les aime pour vous livrer ma petite réflexion de la semaine.

Tu es né durant les années 80? Ce message est pour toi.

Souviens-toi tout d’abord du McDo de notre enfance, quand tu boudais ton hamburger pour jouer avec la surprise de ton Happy Meal. Souviens-toi de la statue de Ronald dans l’entrée, du bain de boules dans un coin, des anniversaires sympathiques animés par une gentille équipière et auxquelles tu n’étais jamais invité. Toi si? Bon, disons où moi je n’étais jamais invité.

Compare maintenant ce tableau de nos tendres années avec le McDo d’aujourd’hui: plus de jeux pour enfants ni de clowns colorés, la décoration dans les tons bruns et ocres brille par sa sobriété. Le McCafé vient timidement concurrencer Starbuck’s. Les publicités, quant à elles, s’adressent clairement à de jeunes adultes dans notre genre.

Si cette stratégie mercatique (restons français, bordel!) continue de suivre notre évolution, on ose à peine imaginer l’avenir de McDo. Je met les pieds dans le Happy Meal: est-ce que dans 70 ans, le noble établissement (since ninteen forty!) embauchera des infirmières pour changer nos couches lors de birthday party entre nonagénaires? Ca trancherait avec l’image jeun's du symbole de la nourriture véloce, mais la consistance de la nourriture est déjà adaptée à l’alimentation des personnes âgées: une viande hachée coincée entre deux tranches d’un pain mou ne risque pas d’endommager nos futurs râteliers.

Comme dit la chanson: hope I die before I get old.

vendredi 12 décembre 2008

I’m lovin’ it!

Avant d’étaler mes expériences professionnelles récentes, je commencerai par expliquer les motivations du choix de mes volontés pour la rédaction de l’écriture de la série de post qui va suivre.

Je sais, vous allez me dire: "Arrête Yerri!" (Oui, pour ceux qui ne le savent pas c’est un surnom qu’on me donne dans ma famille) Donc, je reprends, ou plutôt vous reprenez (parce que c’est vous qui parlez en principe): "Arrête Yerri!" disiez vous, et vous continueriez ainsi: "On a tous travaillé à McDo ou chez son concurrent belge, pas la peine de venir nous tenir tes discours de bobos qui découvre le monde du travail pour étudiants fauchés et jeunes de banlieues, nous ça on y connaît!" Alors évidemment que bien sûr que je vous rassure tout de suite, je ne compte pas faire un Mième procès à la firme internationale, c’est d'ailleurs pas mon genre de cracher sur ce symbole de l’impérialisme américain qui fait des profits en engraissant le monde civilisé tout en détruisant la diversité culinaire.

Vous le savez sûrement, je suis un brave étudiant en économie et je sais bien qu'il n'y a pas de honte à faire de l’argent sur les gens puisque ceux-ci restent avant tout des homoeoconomicus. Donc pas de soucis, je ne serai pas le Vychinsky du Fast Food, car si les arbitrages budgétaires des ménages les amènent à convertir leur revenu en BigMac plutôt qu’en fines de claire, je suis convaincu que ça doit faire parti du grand plan prévu par le Marché et mis en place par sa fidèle servante la Main Invisible.

Bien que je sente venir les critiques de mes amis gauchos, je ne jetterai donc pas la pierre dans cette maison de verre. D'abord, pour ne pas faire de mal ce sympathique clown qu’est Ronald, ensuite, parce que je suis en ce moment dans la maison en question. Certes - pour développer cette métaphore curieuse qui est en réalité un clin-d'oeil à qui comprendra ;-) - mon avancement salarial me placerait plutôt dans la cave, mais sait-on jamais, l'amour que j'éprouve pour ma personne m'interdit de finir englouti sous un amas de tessons, fussent-ils symboliques.

Je me suis fixé comme objectif un post par jour pendant une semaine, évidemment je ne respecterai pas cette contrainte idiote.


A suivre.